Bamba Lô est entrepreneur ! C’est le CEO de PAPS, la première entreprise de livraison géolocalisée en Afrique francophone. Sa start-up a rapidement connu un franc succès et a été lauréat de l’Orange innovation challenge 2016 et du prix hub africa 2017. Cette startutp veut révolutionner le monde de la livraison au En Afrique francophone, déjà présente au Sénégal et au Burkina-Faso. son concepteur nous a accordé une interview dans laquelle il revient sur son parcours et donne des conseils aux entrepreneurs.

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Bonjour Bamba, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis entrepreneur depuis 2013. En 2013 j’ai lancé un premier projet, une espèce de hub qui permet d’accompagner des sociétés dans l’externalisation commerciale. L’idée de base c’était d’aider les sociétés qui n’ont pas encore les moyens de recruter des commerciaux et les aider à vendre ces produits.

Quelques mois après j’ai un peu changé le modèle et c’est devenu un centre d’appel. Et un centre d’appel qui ne faisait que de la qualification et du lead, que de l’appel sortant. Avec ce centre d’appel j’ai travaillé avec pas mal de sociétés en France, puis ensuite j’ai ouvert en Tunisie et au Sénégal. En 2015 je suis donc rentré au Sénégal pour installer tout ça et pour faire à peu près 6/7 mois ici. Ensuite je suis parti en France et je suis revenu un an après avec l’idée de faire un service de livraison très simple et pouvoir y ajouter une touche de service qu’on avait pensée avec mes associés du centre d’appel. Ensuite on a rapidement eu l’opportunité ou la chance de travailler avec Orange. Ca nous a permis d’avoir un peu d’argent pour travailler sur l’application qu’on voulait développer. Ensuite on a sorti l’application en septembre, une version bêta qui permettait de prendre deux points et de pouvoir communiquer. Ensuite au mois de mai 2017 on a sorti une deuxième version lors de notre Keynote. L’idée était de vraiment montrer que la société est créée. Et donc sur la première année on a fait 50milles livraisons, on a une quinzaine de coursiers en propre et une équipe en Freelance. On travaille sur trois segments. Un segment particulier, un segment E-commerce et un segment corporate.

Comment fais-tu pour transformer une simple idée en projet concret ?

Je suis très actif, j’aime bien tenter beaucoup de choses. Je pense que je sais m’entourer des bonnes personnes. Là je dois avoir 4 ou 5 idées prêtes à être lancés sur d’autres projets qui m’intéressent, mais c’est juste que je ne peux pas le faire tout de suite sinon je le ferais un petit peu mal. J’aime bien m’informer de ce qui se passe dans le monde, j’aime beaucoup voyager, récemment je suis parti en Israël pouvoir comment ça se passe là-bas, comment ils ont réussi à monter une « start-up nation ». Je pense que c’est de la curiosité, ce n’est pas forcément des aptitudes qui sont forcément là. C’est bien aussi de s’entourer de gens qui ont d’autres compétences pour aider. Ne pas avoir peur de perdre un peu d’argent. Pour moi c’est un peu un terrain de jeu, je suis plutôt insouciant. Quand j’ai une idée que je trouve bonne, je me lance sans calculer. Après c’est simple, il faut expérimenter pour voir ce que ça donne.

Qu’est ce qui te permet de rester motivé en entrepreneuriat ?

Quand je suis chez moi, je ne bosse plus. C’est-à-dire je ne décroche pas mon téléphone. Je reste dans ma bulle le week-end. Je suis très famille, quand je suis avec ma famille je déconne beaucoup, je suis très blagueur. Cela me permet d’évacuer pas mal de choses et je demande beaucoup. Je fais aussi beaucoup de sport, ça me permet de déstresser. Franchement j’ai des coups de stress forts, mais je fais avec. Je me dis que c’est comme ça en fait. Je pense que c’est un état d’esprit. Quand certaines choses arrivent je les case tout de suite dans la case « destin ».  Que ce soit bon c’est mon destin, que ce soit mauvais aussi. Pendant plusieurs années j’ai fait plusieurs événements, j’ai organisé des salons etc. Mais j’étais dans un état d’esprit très sénégalais. Je faisais trop attention aux détails et au regard de l’autre. Puis à partir d’un moment je me suis dit que je vais changer mon approche, que j’allais y aller direct sans tourner autour du pot. Puis je me suis rendu compte tout simplement que c’est vrai, il suffit de dire à une personne ce que tu fais puisqu’elle puisse te dire si ça l’intéresse ou pas, et basta quoi. Je pense que la superstition propre à la société sénégalaise nous bride.

 

Quels sont les 3 conseils que tu pourrais donner à ceux qui voudraient entreprendre sur le marché sénégalais ?

Déjà il faut avoir quelque chose qui se vend. Ne pas se mettre dans la tête qu’on va vendre de la pub sur notre site ou notre application car il n’y a pas assez de trafic. La plupart des sénégalais utilisent les applications incontournables comme Instagram ou Facebook mais rarement les autres. Pour s’adapter on a créé une option d’alerte par SMS que je vois maintenant utilisée par nos concurrents mais c’est de bonne guerre, tu en verras bientôt lancer des apps etc… et quand on lancera notre bot ils lanceront des bots J.

Il ne faut aussi pas regarder ses poches. Ne pas penser que tu deviendras forcément rentable au cours des deux/trois premières années.

Et pour finir il faut prendre ses responsabilités. Ne pas avoir un discours d’opposant et toujours attendre l’Etat. Il faut casser les portes, passer par les fenêtres et ne rien attendre. Il faut aller chercher.

 

 

 

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